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Compte rendu CSE Central Picard 27/10/2021



ACTIVITÉ ENTREPRISE

-Michel Morvan DSI (Directeur Système d'Information) de Picard s'en va pour un "projet personnel". Un directeur par intérim est mis en place afin d'assurer la continuité et en attendant une embauche à ce poste.


-Le Chiffre d'Affaires France à fin Septembre 2021 présente un retard de -1.1% par rapport aux objectifs et de -0.2% par rapport à l'année dernière.

Le CA Magasin et surtout celui de la Livraison à Domicile est très en retard par rapport au budgété.


-Le service Deliveroo fonctionne très bien sur Paris.

Le Click and Collect avance timidement depuis le déploiement en préparation LAD..

La LAD a toujours des difficultés pour atteindre son objectif.

Le mix Cronofresh /Picard sur certains codes postaux afin de couvrir plus de créneaux est actif depuis fin Septembre, mais il semblerait qu'il y ait déjà des problèmes de chevauchements

Suite à de nombreuses demandes, la Direction s'engage à revenir vers le CSE pour faire un focus sur la partie Franchise qui performe et se développe.


-Les élus alertent la Direction sur les nouvelles machines de l'atelier de conditionnement ELSA, qui seraient inadaptées et subiraient des pannes à répétition. Cela impacte les capacités de production et les conditions de travail.


-Concernant les effectifs

75 postes restent à pourvoir à fin septembre.

La Direction nous présente les taux de départ par filière puis par bassin, pour le premier trimestre.

La CFDT Picard souhaite avoir un focus sur les motifs de départ, qui permettra d'analyser les chiffres et éventuellement proposer des axes d'améliorations. Elle rappelle également qu'il y a d'énormes soucis de recrutement et de fidélisation des salariés tant en CDI qu'en CDD.


-Suite à la demande de la Direction d'enlever les portillons à l'entrée des magasins (car cela ne fait pas "Bienvenue"), la CFDT Picard fait remarquer que :

-le carrelage reste avec des trous inesthétiques et potentiellement dangereux.

-la démarque inconnue risque d'augmenter.



ACTIVITÉS SOCIALES

52 destinations prévues pour cet été 2022 dont 29 nouveautés :

-19 côte Atlantique

-15 côte Méditerranée

-11 en Campagne

-5 en Montagne

-2 en Espagne


Des séjours au zoo de Beauval ont été mis en place.

SEJOUR du 23/04 au 24/04 2022 OU du 02/07 au 03/07 2022

Clôture des inscriptions le 20 Novembre 2021

Plus de renseignements ---> CSE PICARD



POINT COVID

-Depuis le 15 octobre les tests de dépistage du Covid ne sont plus pris en charge par l'Assurance Maladie sauf exception.


-L'employeur n'est pas tenu de prendre en charge le coût des tests virologique car ce n'est pas considéré comme frais professionnel.


Concernant la filière Magasin :

-La Direction nous confirme qu'à ce jour que Picard ne prendra pas en charge des tests PCR pour les salariés souhaitant se rendre aux formations ou en réunion de région.

Les salariés ne pouvant présenter de pass valide pour des réunions/formations ne pourront pas travailler ces jour là et devront saisir AANP ou CP ou modulation.


-Une mise à jour du plan de nettoyage a été faite avec une réduction des fréquences de nettoyage.


Concernant les autres filières (LAD, Atelier et Fonction support):

Pas de changement depuis le dernier CSE Central.


-A aujourd'hui et depuis le début de la crise sanitaire il y a

221 cas avérés en magasins

21 en LAD

3 en Atelier

42 en Fonction support



P.E.P.A

Le CSE Central vote favorablement au versement d'une PEPA à ses 2 secrétaires Julie et Mélanie.


Concernant le bilan du versement aux salariés Picard :

Pour rappel une enveloppe de 3.5 Millions d'eurois était prévue pour les primes exceptionnelles et PEPA (Macron).

5533 bénéficiaires pour un montant moyen versé de 580 euros net.

112 bénéficiaires pour un montant moyen versé de 982 euros brut


L’enveloppe globale de 3.5M n'a pas été consommé en intégralité.

La CFDT Picard rappelle à la Direction qu'elle pourrait donc :

-accéder à sa demande de doubler le montant de la prime Inflation, soit 200 €

-donner une prime exceptionnelle aux CDD récurrents (ne remplissant pas les critères d'éligibilité de la PEPA 2021) afin de garder des salariés motivés et fidèles.

Refus catégorique de la Direction.



COMMISSION ÉCONOMIQUE

La commission économique assiste le CSE dans ses travaux pour préparer ses délibérations, en étudiant les documents économiques et financiers.


Parmi les différents points abordés

-investissements : notamment sur la partie informatique , nous pointons les faiblesses de notre infrastructure et des dysfonctionnements observé. Il nous a été répondu que les investissements étaient fortement à la hausse dans le budget FY22 et que la résolution des problèmes étaient en cours .


-Frais de personnel : pointés en hausse par rapport au budget

La commission s’interroge sur la prise en compte dans ce budget de la persistance de l’effet du Covid ainsi que l’impact des récupérations de modulation. La commission a souligné ses interrogations sur les moyens humains mis en place lors des fêtes de fin d’année.


-Intéressement et Participation,

Pour l’intéressement le bilan est moins positif. Nous soulignons que du fait d’objectif trop haut, beaucoup moins d’équipes sont récompensées de leurs efforts alors même que le chiffre est encore supérieur à N-1 . La Direction nous rappelle le caractère aléatoire du mécanisme, ainsi que le fait que FY21 était une année exceptionnelle où quasiment toutes les équipes ont touchées sur l’ensemble des trimestres.

Nous soulignons le fait que les performances atteintes par la LAD interrogent sur leur capacité à remplir des objectifs très ambitieux car ils sont calés sur une année exceptionnelle pour ce service également, comme cela avait été souligné lors de la négociation de l’accord.


Click & collect : la Direction reconnait un démarrage mitigé de ce nouveau service, mais espère un décollage à terme, notamment grâce au déploiement généralisé sur le réseau et l’effet des fêtes de fin d’année.

Nous nous interrogeons évidemment sur les moyens techniques (stockage) et humains mis en face pour réussir le pari.


Couts de transports, la Supplychain et la marge de l’entreprise :

La hausse des couts de l'énergie, des conteneurs etc...aura un effet sur les approvisionnements.

Le projet TMS fait partie des solutions apportées par l’entreprise, mais les élues pointent les effets pervers sur les conditions de travail de la mise en place sur une partie du Bassin Sud de cette optimisation des transports.

Concernant la marge : nous avons interrogé sur son amélioration de +0.3 . Cela est du à des effets ponctuels de négociation sur les prix ou de performances de certaines promotions .


Programme de fidélité,

La Drection indique que celui-ci ne sera pas plus généreux mais que la générosité sera seulement réaffectée pour un effet plus visible vis-à-vis du client.



SITUATION ECONOMIQUE ET FINANCIERE DE PICARD

Après présentation du rapport sur la situation économique et financière de Picard par l'expert du CSECentral, les élus émettent l'avis suivant:

*Certaines données chiffrées ont été masqué pour des raisons de confidentialité.


Dans le cadre de la consultation 2021 sur la situation économique et financière de l'entreprise, les élus du Comité Social et Economique Central de Picard Surgelés relèvent la performance exceptionnelle de l’exercice FY21 portée par des ventes records liées à la crise sanitaire. Profitant de l'opportunité créée par la fermeture des restaurants, des écoles et de la mise en place du télétravail, l’attrait des consommateurs pour les produits surgelés a permis à Picard Surgelés d'augmenter son chiffre d'affaires de près de 18% tout en dépassant son budget de 12%. Les élus notent également que tous les segments d'activité de l’entreprise ont connu une importante croissance cette année. Particulièrement la livraison à domicile, qui connait une excellente performance. Le réseau des franchisés en France et les ventes à l’export ne sont pas en reste : l’activité des franchisés en France progresse de près de 50% et les ventes à l’export (partenaires et filiales) de près de 40%.


Compte tenu du niveau des ventes et doublé d’un taux de marge global, le résultat d’exploitation affiche un niveau exceptionnel et jamais atteint , par le biais de la poursuite d’une politique d’optimisation des coûts. La politique d’achats centralisés permet de maintenir un coût global des pprovisionnements , tandis que le poids des frais globaux de fonctionnement se réduit à 15% du chiffre d’affaires en FY21 contre 16% en FY20. Plus encore, les coûts du personnel ne progressent que de 8% en FY21, soit 10 points de moins que la hausse des ventes, générant un accroissement de 13% de la productivité moyenne des salariés en magasin de Picard Surgelés. Comme constaté depuis maintenant plusieurs années, la masse salariale est ajustée à l’excès avec comme conséquence une forte détérioration des conditions de travail et une pénibilité accrue. Ainsi, les charges de personnel représentent désormais 10.2% des ventes contre 11.1% en FY20.


Le Comité rappelle que les années 2020 et 2021 ont été particulièrement difficiles et anxiogènes compte tenu du contexte sanitaire. Les élus tiennent à saluer une nouvelle fois l’engagement des équipes Picard, qui ont permis à l’entreprise d’assurer sa fonction de commerce essentiel face à l’accroissement de la demande des consommateurs pour les produits surgelés. Dans ce cadre, le

Comité ne peut que déplorer, encore, que les efforts des salariés n’apportent pas une rémunération à la hauteur de leur engagement et des résultats de l’entreprise :

-La prime PEPA est en baisse en FY21 par rapport à l’année dernière. Le Comité rappelle également que l’entreprise perçoit en moyenne des millions d'euros par an en allègements de cotisations patronales principalement liés aux bas salaires.

- L’intéressement a permis un versement d'un peu plus qu’en FY20 et ne reflète pas suffisamment l’effort collectif dans la mesure où ce dernier est plafonné et habituellement conditionné à des objectifs trop souvent inatteignables.

- La participation a été augmentée et son niveau est soumis à la politique actionnariale et aux distributions de dividendes.

Ces montants perçus par les salariés sont bien faibles au regard des performances commerciales, des moyens financiers de l’entreprise et des montants ponctionnés par les actionnaires.


De nouveau, les élus dénoncent le modèle économique imposé par le LBO qui, dans le but de satisfaire les exigences financières des actionnaires, vise à maximiser la profitabilité nette par une pression sur les charges courantes. Grâce à l’opportunité créée par la crise sanitaire, l’entreprise a connu, cette année, un niveau de profit exceptionnel. Ces fonds ont été pratiquement entièrement prélevés par ses actionnaires, non pas dans le but d’améliorer la situation financière du Groupe, car l’emprunt Groupe augmente en FY22, mais afin d’enrichir les actionnaires finaux de millions d'euros de dividendes (versés en FY21 et FY22). Depuis le début du LBO de Lion Capital en 2010, ce montage a permis la distribution des centaines de millions d’euros de dividendes et en contrepartie enfonce le groupe dans un endettement de plus en plus important, dangereux et couteux.


Les élus considèrent que les fonds exceptionnels de cette année auraient dû rester dans l’entreprise. D’une part, pour être utilisés afin d’accélérer son développement avec l’amélioration plus rapide du matériel et des conditions de travail (matériel informatique, dispositifs de froid…), l’amélioration et l’accélération de la remise à niveau des systèmes d’information, l’allocation de moyens humains et matériel suffisants en vue de la mise en place des nouveaux projets et le déploiement plus rapide du nouveau concept de magasin prévu pour FY22. Les sommes consacrées aux investissements ont progressé en FY21 mais seulement de 5% et restent insuffisantes face aux retards notamment technologiques pris par l’entreprise et aux nombreux projets mis en place. D’autre part, ces fonds auraient également dû être utilisés afin d’améliorer le niveau de rémunération des salariés, tiré vers le bas depuis la mise en place des LBO successifs et complétement déconnecté des résultats de l’entreprise, pour permettre à l’ensemble des salariés de vivre dans de meilleures conditions.


Les élus s’insurgent contre le modèle du LBO visant à n’enrichir que les actionnaires finaux, ce modèle doit aussi permettre un investissement plus équitable dans l’humain. Au-delà de ne pas fournir un niveau de rémunération juste aux salariés de Picard Surgelés, ce modèle met en danger l’entreprise et ses salariés en le privant de fonds nécessaires pour accompagner son développement sur un marché très concurrentiel et en pleine mutation sur les nouveaux modes de consommation. De plus, soucieux de préserver un équilibre dans la juste rémunération des parties prenantes à la richesse créée par l’entreprise, le comité demande :

- des moyens matériels plus modernes, plus efficients et suffisants au regard des objectifs et des projets de l’entreprise ;

- des moyens humains supplémentaires dans toutes les filières en ligne avec l’activité ;

- une évolution de la politique de rémunération en place pour les salariés qui ont montré une nouvelle fois qu’ils ont été présents et performants dans les périodes les plus difficiles tout au long des exercices FY20 et FY21 notamment par un rehaussement des grilles salariales et un déplafonnement de l’intéressement. Les NAO doivent conduire à un niveau d’augmentation acceptable pour l’ensemble des salariés et en ligne avec les performances de l’entreprise ce qui n’a pas été le cas en 2021.


Durant le 1 er confinement, le Président de la République a déclaré que les travailleurs de 2eme ligne avaient tenu la France en reconnaissant leur droit à une revalorisation salariale. En plus de participer à tenir et nourrir la France, les salariés de Picard Surgelés ont réalisé des profits exceptionnels qui n’ont bénéficié qu’aux actionnaires. Ainsi, au terme de cette consultation, les élus dénoncent les effets catastrophiques du montage financier qui condamne les salariés à davantage de précarité et de perte inévitable de leur pouvoir d’achat, et lance un avertissement à la Direction et aux actionnaires qui devront répondre des conséquences sociales et financières d’un mouvement de contestation. Les élus du CSE transmettront cet avis à l’ensemble des salariés.


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