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Debrief CSE Central 19/01/22



ACTIVITÉ ENTREPRISE

Le chiffre d'affaires France à fin Décembre 2021 est en retard de -0.2% par rapport aux budgets et de -3% par rapport à N-1.

Les services Click & Collect et Deliveroo ont très bien fonctionné.

Les activités de la Livraison A Domicile et de Diversification présentent un grand retard par rapport aux budgets.


Concernant les effectifs:

Nous sommes étonnés d'un grand nombre de CDI en moins sur le mois de Décembre alors que c'est le mois du versement de la prime annuelle.

Nous souhaitons avoir un visu sur le nombre de CDD déclarés "saisonnier", car ces derniers n'ont pas la prime précarité

Une alerte a été faite sur une communication interne demandant aux salariés de récupérer la modulation sans pouvoir embaucher des CDD.

D'un point de vue globale nous avons alerté sur le manque de moyens humains notamment sur le mois de Décembre afin d'assurer les nouveaux services omnicanaux.


Après avoir remonter les dysfonctionnements (tablette, Click & Collect, intéressement etc...), les élus votent à l'unanimité la résolution suivante:


"Les élus du CSE Central Picard Surgelés et les salariés des magasins s’inquiètent des conséquences néfastes dues au déploiement simultané de trois projets d’envergure, non seulement sur l’activité commerciale des magasins et sur la satisfaction de la clientèle mais également et surtout, sur les conditions de travail et la santé des salariés.


En effet :


· En premier lieu, nous constatons que la mise en en œuvre des services de « Click and Collect » engendre d’importants problèmes de stockage. Nous déplorons ainsi qu’aucun congélateur supplémentaire n’ait été installé malgré la mise en œuvre de ces services, ce qui réduit considérablement la quantité de produits pouvant être stockés en chambres froides en vue du réapprovisionnement régulier des rayons.


Ce problème est par ailleurs exacerbé par l’absence de moyens humains supplémentaires consacrés à la préparation des commandes et au réapprovisionnement et réassort des stocks de produits destinés à la vente en « Click and Collect ».


· En deuxième lieu, s’agissant de la pérennisation du partenariat avec la plateforme Deliveroo, nous nous interrogeons tout d’abord sur les conséquences préjudiciables que certains comportements inadaptés de livreurs Deliveroo pourraient avoir sur l’image de marque de l’enseigne PICARD.


Nous sommes en outre particulièrement inquiets quant à ses conséquences prévisibles sur les conditions de travail des salariés et les risques psychosociaux auxquels il les expose.


En effet, depuis la mise en place du partenariat avec Deliveroo, les salariés des magasins doivent non seulement assurer leurs tâches habituelles mais ils doivent également assurer la gestion des commandes réalisées via cette plateforme, ce qui implique :

- une augmentation significative de leur charge de travail, d’autant plus grave que des tâches supplémentaires leur étaient d’ores et déjà demandées dans le cadre du projet « Proxima » et de la mise en œuvre des services de « Click and Collect » ;

- ainsi qu’une augmentation de leur charge mentale compte tenu de la nécessité d’interrompre, à chaque nouvelle commande Deliveroo, les tâches en cours de réalisation en magasin.


Un certain nombre de salariés nous ont également signalé qu’ils étaient soumis à une pression de plus en plus forte de la part de leurs supérieurs hiérarchiques d’accepter les commandes réalisées via cette plateforme.


Enfin, nous avons été alertés sur le fait que des promotions étaient mises en œuvre par Deliveroo sans aucun avertissement préalable des salariés des magasins, conduisant là encore à l’impossibilité de planifier les moyens nécessaires à la réalisation des commandes dans des conditions acceptables pour les salariés concernés.


Nous sommes d’autant plus inquiets que le système de remise qui a été récemment mis en place pour les premières commandes réalisées via la plateforme Deliveroo a entraîné et va continuer d’entraîner une augmentation significative des commandes et donc aggraver les difficultés qui viennent d’être évoquées.


· En troisième et dernier lieu, nous déplorons le manque de transparence de la Direction en ce qui concerne le déploiement du nouveau programme de fidélité.


Un certain nombre de questions concernant le fonctionnement de ce programme sont ainsi restées sans réponse alors que les salariés en magasins sont quotidiennement confrontés à ces problématiques :

o comment le nouveau programme de fidélité rétribuera-t-il les clients qui n’ont pas communiqué leur adresse e-mail lors de leur inscription ?

o comment créer des comptes fidélité pour les clients qui n’ont pas d’adresse e-mail ou dont l’adresse e-mail a déjà été utilisée pour la création d’un autre compte ?

o comment les salariés pourront-ils connaître les droits acquis par les clients depuis leur caisse ?

o comment les salariés doivent-ils gérer ces difficultés et les conflits qu’elles vont inévitablement générer en magasins (en particulier dans le contexte du protocole sanitaire) en présence de la clientèle ?


Dans ce contexte, et afin d’éviter une détérioration de la situation, susceptible de caractériser un danger grave et imminent, nous demandons à la Direction, de toute urgence :


- d’évaluer la charge de travail et la charge mentale supplémentaires qu’implique pour les salariés des magasins la mise en œuvre de ces nouveaux projets et d’évaluer les risques auxquels ils exposent les salariés (notamment les risques psychosociaux) ;


- de mettre en place les mesures de prévention adéquates et notamment d’allouer aux salariés des magasins des moyens supplémentaires -humains et matériels- pour leur permettre de faire face au surcroît d’activité et de charge mentale qu’ils impliquent ;


- d’adapter la rémunération des salariés des magasins pour qu’elle tienne compte de la complexité des tâches supplémentaires qu’il leur est une nouvelle fois demandé d’effectuer et plus généralement de leur investissement dans la réussite de ces projets et du projet « Proxima », que la Direction présente comme décisif pour l’avenir de l’entreprise.


De plus comme l'a démontré notre résolution sur la productivité, adoptée à l'unanimité en CSE Magasin, nous serons extremement vigilants sur les conséquences de sa mise en place. "



PRIME INFLATION

Pour faire face à la hausse des prix de l'énergie et des carburants, les salariés, les indépendants, les retraités, les bénéficiaires du RSA ou de l'allocation aux adultes handicapés qui gagnent moins de 2 000 € nets par mois percevront une indemnité inflation d'un montant de 100 €


Chez Picard tous lezs collaborateurs sont concernés y compris les alternants et stagiares, avec les modalités suivantes:

-Avoir été sous contrat en Octobre 2021.

-Avoir une rémunération brute sur la période Janvier à Octobre inférieure à 26.000€


Les salariés éligibles recevront un courrier prochainement.



ACTIVITÉS SOCIALES

-Le catalogue "été" est en cours de realisation et sera consultable dès la fin du mois de Janvier.

-Un travail sur la billetterie des parcs est en cours.

-Les séjours à DisneylandParis ont eu un grand succès.

-Les réservations pour le voyage sur la côte Ouest des Etats Unis sont terminées et il reste des places disponibles pour la Grece, 10 Février dernier délai.



POINT COVID-19

La dernière mise à jour du protocole national pour lutter contre le COVID-19 date du 30/12/2021.


-Les principales évolutions portent notamment sur :

-le télétravail 3 jours au minimum/semaine, du 03/01/2022 et pour 3 semaines au minimum, pour les postes qui le permettent.

-Le port du masque de catégorie 1 est systématique au sein des entreprises dans tous les lieux collectifs clos. Lorsque plusieurs personnes occupent un bureau, il doit être continuellement porté.

-Les moments de convivialité doivent être reportés.

-L"aération des locaux par une ventilation naturelle de préférence en permanence si les conditions le permettent et au minimum 10 mn toutes les heures.


Les nouvelles règles d'isolement sont décrites sur la photo ci dessus.


Concernant les mesures prises par filière:

Magasin

l'ensachage est sous la base du volontariat.

Prise des pauses seul et par roulement.

Suspension des moments de convivialité.

Report des inventaires et des formations.

Masques FFP2 pour les magasins franciliens.

Remboursement d'autotests.


LAD

Remboursement d'autotests.

Télétravail au minimum 3j/semaine.

Suspension des moments de convivialité.

Pause par roulement.


Fonction Support

Télétravail au minimum 3j/semaine.

Jauge en salle.

Aération des locaux 5 minutes/heure.

Pause par roulement.

Suspension des moments de convivialité.

Parois transparentes dans le restaurant à Issy les Moulineaux et dans la cafétéria à Fontainebleau.

Aération des locaux 5 min/ heure.


Atelier

Télétravail au minimum 3j/semaine si,possible.

Suspension des moments de convivialité.

Aération des locaux 5 minutes/heure.


Cas avérés depuis le début de la crise sanitaire:

Magasin 532

LAD 37

Atelier 4

Fonction Support 116


La CFDT Picard a demandé la mise à disposition de masque FFP2, d'autotests sans avance financière de la part des collaborateurs, ainsi que des heures (moyens humains) afin d'assurer le nettoyage COVID.



PROJET ANTICORRUPTION

La vidéo ci-dessus du CNFPT at de l'AFA résume en gros un programme anticorruption.


La mise en place des mesures prévues par la loi Sapin II est conditionnée par un certains nombres de critères. L’article 17 de la loi énonce en effet que sont concernées par la loi les entreprises de plus de 500 salariés ET dont le chiffre d’affaires est supérieur à 100 millions €.


La loi Sapin II prévoit la mise en œuvre de 8 mesures et procédures dont l’objectif est d’identifier les risques de corruption et de mettre en place les moyens nécessaires pour éviter leur réalisation :

  1. Un code de conduite définissant et illustrant les différents types de comportements à proscrire comme étant susceptibles de caractériser des faits de corruption ou de trafic d’influence. Ce code de conduite devra être intégré au règlement intérieur de l’entreprise et faire l’objet, à ce titre, de la procédure de consultation des représentants du personnel prévue à l’article L. 1321-4 du Code du travail ;

  2. Un dispositif d’alerte interne destiné à permettre le recueil des signalements émanant d’employés et relatifs à l’existence de conduites ou de situations contraires au code de conduite de la société ;

  3. Une cartographie des risques prenant la forme d’une documentation régulièrement actualisée et destinée à identifier, analyser et hiérarchiser les risques d’exposition de la société à des sollicitations externes aux fins de corruption, en fonction notamment des secteurs d’activités et des zones géographiques dans lesquels la société exerce son activité ;

  4. Des procédures d’évaluation de la situation des clients, fournisseurs de premier rang et intermédiaires au regard de la cartographie des risques ;

  5. Des procédures de contrôles comptables, internes ou externes, destinées à s’assur